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Emmanuel Vrel-Lavezzi photographe Poitiers Reims Portrait Mariage
Emmanuel Vrel-Lavezzi photographe

Emmanuel est photographe professionnel sur Poitiers et sa région ainsi que sur Reims où il se déplace beaucoup. Il a la chance de pouvoir voyager très facilement en France. Il couvre ainsi des projets sur tout le territoire.

 

Bonjour Machin-Truc !

- Bonjour Salomé !

 

Première question... C'est qui Machin-Truc ??

- (rires)... C'est moi. C'est un nom de scène pour le Slam de poésie que je pratique depuis que je vis à Poitiers. Ce fut également mon pseudonyme de photographe. D'ailleurs j'ai encore beaucoup de clichés signés "machin-truc".

 

La photographie est-elle une passion pour vous ?

- Pas à proprement parler. C'est plus nuancé. Ce que j'aime, c'est l'instant où je fais le cliché. J'aime moins les regarder et je fuis les galeries mortes.

 

Pour vous les galeries sont mortes ?

- La photographie est la saisie par la lumière de tranches de vies. Alors faire des expositions sans vie, cela n'a pas de sens. Par contre placez des musiciens dans la galerie, des jongleurs, des artistes qui jouent du théâtre, du slam ou toute autre chose et l'exposition prend vie.

 

Quelles sont vos photographies préférées ?

- Le graal de la photo ?.. C'est sans aucun doute pour moi le cliché volé. C'est tout ce qui n'a pas été prévu. C'est cette photo dans un mariage où des gosses jouent et se retrouve en tas dans un couloir de restaurant. Je passe juste à cet instant par hasard et j'ai juste 3 secondes pour viser, faire la mise au point et déclencher. Pas le temps de réfléchir, juste l'instinct. Passé les 3 secondes, une maman redresse son fils qui commence à bouder pendant qu'elle lui remet le col de chemise en place. Elle prend un visage sévère mais on sent qu'elle est douce et re-clic. Ce sont ces clichés instantanés que j'aime.

 

Pourquoi "Entre les ombres et la lumière" ? Pourquoi ce titre ?

- Nous avons tous nos parts d'ombres et de lumière. La lumière au singulier car il n'y en a qu'une qui est pleine. Mais comme le soleil lorsqu'il n'est pas à son zénith, nous sommes faits d'abord de nos ombres qui se nuances des plus claires à la plus sombre. Je crois que le rôle du photographe de portrait est de saisir tous ces instants. Toutefois, le seul instant qui témoigne sincèrement de l'autre, c'est celui où nous sommes, tous, entre les ombres et la lumière. C'est le point d'équilibre, et c'est le moment où une photographie est considérée comme réussie.

 

Vous êtes photographe de mariage donc. Comment accueillez-vous vos clients ?

- En les prenant en photo ! C'est presque ça. Je fais toujours une première séance "découverte" que d'autres appellent séance d'engagement mais je trouve cela pompeux. Cette séance est un moment où je découvre leur faciès. Un moment où je vais pouvoir "faire connaissance avec leur visage". J'en retire des éléments importants. C'est comme ça que j'ai su qu'une mariée angoissait sur son profil. Je me suis adapté le jour J car j'avais déjà testé les meilleurs angles, ainsi que ceux qu'il fallait éviter. J'étais vraiment content qu'elle se trouve belle ensuite. Pour les futurs mariés, c'est l'occasion d'apprendre oublier le photographe. Cela fonctionne vraiment bien, je le fais gratuitement, ou simplement "humainement" devrais-je dire.

 

Comment passe-t-on de la passion au métier ?

- (rires)... Par bêtise ! Pour certains projets, il faut un statut légal. C'est comme cela. Tout simplement pour rémunérer des personnes ou se faire payer, bien que ce dernier point pourrait faire l'objet d'un débat.

 

Pourquoi par bêtise ? Vous le regrettez ?

- Non. Ce que je regrette, c'est l'aspect commercial, tout comme ces questions. J'ai été vendeur et je n'aime pas cet aspect de mon métier qui est d'abord une passion. Dans un monde où il ne faudrait pas faire la course au paraître pour être certain d'apparaître, j'aimerai juste me poser, faire des photos et que les gens me récompensent pour ce qu'ils ont aimé. Là, il y a "le contrat". Je vais souvent au delà quand le feeling est présent et il l'est presque toujours, mais encore une fois, j'aime l'instant et il n'a pas de prix. Le prix, c'est juste pour vivre. Et il ne remplacera jamais toutes les rencontres humaines faites gràce à la photographie.

 

Vous arrive t-il encore de faire de la photographie par plaisir ?

- Of course !! (rires)... Je fais toujours du bénévolat pour des associations, notamment de Slam de poésie que je pratique également. Je réalise également des projets à thème en collaboration avec des modèles ainsi que des portraits. Et si d'aventure des personnes étaient trop faiblement fortunées pour me payer, c'est l'humain qui prime et je peux aussi être photographe de mariage ou photographe de naissance gratuitement, c'est selon mes disponibilités. La collaboration reste incontournable et permet d'avoir des clichés que je peux utiliser pour illustrer mes galeries photos (ndrl : la photographie par collaboration consiste en un échange "pose contre photo" sans rémunération des modèles ni du photographe).

 

Un conseil pour ceux qui débutent ?

- Qui suis-je donc pour cela ? Sinon de dire, en photographie ou dans tout ce que vous choisissez de faire; aimez ce que vous faites et pour qui vous le faites. Car l'argent se perd et les souvenirs restent gravés pour l'éternité.

 

Où peut-on voir votre travail ?

- A l'ère du numérique, elles sont visibles sur quatre espaces. Mon premier site amateur reste ouvert avec mes débuts, pas toujours très bons (rires) https://ombresetlumiere.jimdo.com/, mon site de photographe professionnel oelphoto.fr ainsi que ma galerie de photographe professionnel liée à mon site pro oelphoto.fr/galerie et enfin sur ma page Facebook.

 

 

 

Propos recueillis par Salomé.